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HK1Hong-Kong fait rêver les étrangers qui vivent dans les grandes villes de Chine continentale, comme Shanghai et Pékin. Cela s’explique parce que la Région administrative spéciale de la République populaire de Chine réunit plusieurs aspects qui leur font défaut : la liberté d’expression qui permet l’accès aux sites d’information étrangers et à Facebook, la proximité de la végétation luxuriante, des montagnes et de la mer, et le respect des règles de vie en commun. A Hong-Kong, tout le monde se met en ligne devant les guichets et personne ne crache par terre. Merci…

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La superficie réduite de la région n’empêche pas le drainage de plus 30 millions de visiteurs par an, qui se déplacent pour affaires ou tourisme. D’ailleurs, avec un impôt de 0%, la fiscalité des sociétés hong-kongaise se montre très favorable aux sociétés dont l’activité s’exerce hors du territoire.

Pour les touristes venus pour le shopping, le nombre incalculable de centres commerciaux impressionne, le nombre de marques de luxe également. Celui des boutiques de marques françaises dépasse tous les pronostics : Chanel, Dior, Longchamp, Cartier, Agnès. B., L’Occitane, etc. sont représentés. Bravo à notre petit pays qui brille par son style jusqu’à Hong-Kong !

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J’ai découvert avec surprise que le chaton de la marque Hello Kitty fête cette année ses… 40 ans ! Faisant exploser le record de longévité de l’espèce, le chaton a dû boire un élixir de jouvence efficace puisqu’il n’a pas pris une seule ride ! Pour l’occasion, la célèbre bijouterie hong-kongaise Chow Sang Sang a créé une gamme de montres et bijoux à l’effigie du vieux chaton. Sans problème aucun, je laisse les Chinoises s’emparer de toutes les pièces.

Le quartier Tsim Sha Tsui, très animé à toute heure du jour et de la nuit et bien éloigné de l’ambiance de Central, place des affaires, regorge de rabatteurs pour des restaurants, massages, sacs, montres et drogues. Tous les soirs, on me propose à l’oreille du haschich et de la marijuana. C’est bien la première fois de ma vie que l’on me fait de telles suggestions ! Le sceau de mon éducation quasi monacale s’est donc effacé de mon front.

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Ma chambre d’auberge reflète très bien le tourbillon et la diversité des visiteurs de Hong-Kong… Le premier soir, un Indonésien à l’attitude placide dort dans le lit d’à côté. Le deuxième soir, un Américain de 1,60m de hauteur sur environ 1,20m de large le remplace. Avec son look de chanteur de rap, il me pique toutes les offres de drogues du quartier quand nous sortons manger. Le troisième soir à minuit, un Indien au regard perçant débarque fraîchement de son pays et me demande sur un ton sec où sont les toilettes. Me prend-il pour Dame pipi ? Après quelques bribes de paroles en indo-anglais, il m’explique avec suspicion qu’il se trouve ici pour « affaires » et que son patron l’attend le lendemain matin à 6h. Je ne suis pas rassurée. L’Indien est sûrement un dangereux truand…

Une Chinoise fait ensuite son entrée. Il est déjà une heure. Au lieu d’allumer la lumière et de nous déranger un temps pour s’installer, elle préfère courir à petits pas dans la pièce tout en gémissant devant son impuissance. L’Indien, malgré ses activités illicites, appuie sur l’interrupteur pour la sortir de sa propre torture. Cette nuit a été la pire, je n’ai pas pu fermer l’œil. La durée nécessaire d’apprivoisement des voisins de chambre n’avait pas été respectée. La mayonnaise n’avait pas pris. Autrement dit, je n’avais pas trouvé ma place dans ce mélange curry-sauce soja.

Qui sera le prochain invité du soir ? Un moine tibétain venu acheter une montre Cartier pour une divinité ? Un Pygmée extenué par l’ennui de la forêt avide de violentes sensations urbaines ? Dieu seul le sait. Alors prions très fort les enfants !…

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